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Volkswagen Group : Herbert Diess nouveau patron

Publié le samedi 14 avril 2018 à 12:43, par La rédaction

L’Autrichien Herbert Diess a été nommé jeudi soir à la tête du géant allemand de l’automobile Volkswagen, pour tourner la page du vaste scandale du diesel qui éclabousse le secteur depuis 2015.

Le conseil de surveillance réuni au siège de Wolfsburg (nord) a remplacé l’actuel patron Matthias Müller, appelé à la rescousse après la révélation à l’automne 2015 de l’affaire des moteurs diesel truqués, par M. Diess, 59 ans, qui présidait depuis près de trois ans la marque Volkswagen.

En redressant la rentabilité de la division phare du groupe, Herbert Diess "a démontré avec quelle vitesse et quelle rigueur" il pouvait "mettre en oeuvre des transformations radicales", a loué Hans-Dieter Pötsch, le président du conseil de surveillance, tout en remerciant Matthias Müller d’avoir "conduit le groupe sans encombre" face "au plus grand défi de son histoire". "Dans une période de profond bouleversement", Volkswagen devra "accélérer" dans l’électromobilité, la numérisation de l’automobile "et les nouveaux services de mobilité", a de son côté promis M. Diess, qui pourra s’appuyer sur une réorganisation du groupe et n’est pas remplacé à la tête de la marque VW.

Le nouveau patron du géant allemand de l’automobile Volkswagen a promis d’intensifier ses réformes pour conduire le groupe vers la mobilité du futur, et laisser les ravages du dieselgate dans le rétroviseur. "Nous allons donner la priorité aux thèmes de l’électrique, de la numérisation et des nouvelles mobilités, nous allons également poursuivre le changement de la culture d’entreprise, ancrer l’intégrité et la conformité au sein de l’organisation", a promis l’Autrichien de 59 ans, jouant ainsi la continuité plutôt que la rupture.

La mue organisationnelle de VW passe, outre ce changement de direction, par une réorganisation de la structure même de cet empire automobile allemand.

L’entreprise aux 12 marques va principalement se resserrer autour de six branches (premium, ventes), créer une entité entièrement dédiée à la Chine. Elle va aussi préparer l’entrée en Bourse de sa division poids lourds (bus & trucks).

Volkswagen a parallèlement annoncé un partenariat stratégique avec le japonnais Hino motors, filiale de son concurrent historique Toyota, pour renforcer les technologies équipant ses utilitaires et ainsi apprêter la fiancée avant le grand saut en bourse, qui n’aura pas lieu cette année.

Véhicules électriques ou hybrides, numérisation, nouveaux services de mobilité : M. Diess, qui a la réputation d’un "chasseur de coûts", doit organiser ces virages, alors que l’avenir du diesel, longtemps produit stratégique, semble compromis.

Ancien patron de la filiale Porsche, Matthias Müller avait déjà entrepris une restructuration massive tournée vers l’électrification et la réduction des coûts, destinée à sortir Volkswagen de la tourmente, et devait poursuivre son mandat jusqu’en 2020. "M. Müller est arrivé très clairement comme gestionnaire de crise, et la grande partie de cette tâche est désormais accomplie", a commenté Jürgen Pieper, analyste automobile à la banque Metzler contacté par l’AFP.

Source : AFP

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