Accueil du site > Actualité > Actualité > Produire les intrants localement pour relancer l’industrie du (...)

Sous-traitance : Produire les intrants localement pour relancer l’industrie du plastique en Algérie

Publié le lundi 12 mars 2018 à 08:44, par APS

L’Algérie compte sur le développement de la production locale des matières premières plastiques afin de donner un nouvel élan à sa filière de plasturgie, a indiqué dimanche à Alger le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Kheireddine Medjoubi.

"Nous sommes en train de travailler sur la délocalisation industrielle vers l’Algérie pour le développement de la plasturgie qui concernent toutes les activités de l’industrie, notamment celle de l’automobile", a déclaré M. Medjoubi à la presse en marge de l’ouverture du 5ème salon international des plastiques et composites pour l’Algérie, le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest (Plast Alger 2018). Selon lui, le développement de la production locale des intrants utilisés dans la plasturgie, va non seulement permettre de relancer cette filière industrielle, mais contribuera aussi à réduire sensiblement la facture des importations. L’Algérie a importé 2,03 milliards de dollars d’intrants pour l’industrie de plastique en 2017, contre 1,9 milliards de dollars en 2016 et 1,7 milliards en 2015, d’après les chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS).

Pour faire face à sa dépendance aux intrants importés, le groupe Sonatrach envisage de lancer un grand complexe de pétrochimie en partenariat avec le groupe français Total, pour produire notamment la matière plastique issue du gaz qui représente un "avantage comparatif très important" pour l’Algérie, souligne de son coté Malek Laidouni, chef de division au ministère de l’Industrie et des Mines.

Ce complexe permettra de répondre aux besoins croissant du marché local qui prévoit d’atteindre plus de 600.000 véhicules montés en Algérie d’ici 2022, selon M. Laidouni soulignant dans ce sens que la matière plastique représente près de 30% du coût d’un véhicule. Il permettra par ailleurs à l’Algérie d’exporter près de 10 milliards de dollars de matières premières plastiques, ajoute-il.

La présidente de l’Union professionnelle de l’industrie automobile et mécanique (Upiam), Latifa Turki Liot, estime qu’avec le déploiement des usines de production des matières premières, l’Algérie pourra monter dans la chaîne des valeurs mondiales et devenir plus compétitif à l’export en réduisant le coût de la fabrication de produits en plastique.

Elle a plaidé également pour la multiplication des partenariats visant à installer des unités locales de transformations pour satisfaire les besoins du marché national qui recèle différentes potentialités dans ce domaine.

Répondre à cet article