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Essai Audi Q7 3.0 TFSi 330ch : Quand "l’avance par la technologie !" prend tout son sens

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Publié le mardi 23 juin 2015 à 15:58, par Khaled A.

(Khaled A., Verbier, Suisse) . Après un peu plus de neuf ans de bons et loyaux services, la toute première génération de l’Audi Q7 passe le témoin à une seconde mouture que nous sommes allés tester dans les montagnes suisses pour confirmer les potentialités de ce concurrent du X5 de BMW, du Cayenne de Porsche ou du ML (désormais GLE) de Mercedes.

Cette deuxième génération de l’Audi Q7 se présente habillée d’une nouvelle robe aux allures de break, ceci affine son design sans le rendre sexy, mais ses mensurations restent aussi importantes même en perdant quelques centimètres, avec ses 5.05 m de long (-4 cm) et 1.74 m de haut. Gabarit quasi-identique mais pas le même poids, l’emploi d’une nouvelle plateforme associant aluminium et acier mais aussi des matériaux légers lui ayant permis de perdre jusqu’à 325 kg sur la version 3.0 TDI, soit un poids total de 1 995 kg. Le design de l’Audi Q7 ne surprend pas outre mesure et s’il se montre comme un SUV attractif, il n’en demeure pas moins assez ressemblant avec son prédécesseur. Le choix qui classicisme a été fait pour laisser place à un modèle plus racé dans l’avenir (Audi Q8), comme expliqué « indirectement » par Clemens Zimmermann, Project Manager Q7, Q8 et plateforme chez Audi, en marge des essais du Q7. Une seconde génération de l’Audi Q7 dont le style reprend l’identité inaugurée par le TT avec cette nouvelle signature visuelle, que ce soit pour les optiques ou les feux arrière, ou aussi cette calandre Singleframe 3D (trop immense, n’empêche…) dont le contour gris contraste avec la couleur noire des lames et ressort d’une manière assez prononcée.

Bienvenu au Lounge

L’intérieur n’est pas en reste, et malgré les centimètres en moins, Audi annonce une meilleure habitabilité. Le nouveau Q7, comme le nouveau TT, adopte le « Virtual Cockpit » qui affiche désormais cadrans et indicateurs sur écran LCD tout-numérique. Il fait également rappeler la Passat dans la disposition des aérateurs, puisque comme sur la cousine de chez Volkswagen, ces derniers se prolongent sur toute la longueur du tableau de bord. Épuré, de haute technologie et raffiné, l’habitacle du Q7 est un régal pour les sens : finition premium, cuir et détails en chrome, équipements pléthoriques : pavé tactile sur la console centrale pour contrôler l’écran central, un assistant pour les embouteillages, un tout nouveau régulateur de vitesse adaptatif intelligent, un système audio 3D, des tablettes pour les passagers arrière (« Rear Seat Entertainment »), affichage tête-haute, accès-démarrage sans clé, hayon électrique, système de freinage « anti-multi-collision », Audi Pre-Sense City, Cross-traffic assist, Adaptative Cruise Control… la liste étant trop longue pour l’écrire entièrement. De vocation familiale, le Q7 offre, sur la seconde rangée, trois véritables sièges inclinables et coulissants. Spacieux, ils peuvent accueillir trois adultes qui n’auront pas à replier les jambes ou frotter les épaules. Le coffre affiche un volume de 820L qui descend à 290L pour la version 7 places grâce à deux sièges escamotables taillés également pour deux adultes.

Plus agile le mastodonte

L’agilité de cette nouvelle génération de l’Audi Q7 était la priorité des ingénieurs d’Ingolstadt, et le choix des routes sinueuses de la région montagneuse de Verbier n’était pas fortuit, tout comme la finition haut de gamme mise à la disposition des journalistes : roues arrière directrices et suspensions pneumatiques sont également au programme en plus de la pléiade d’équipements citée plus haut. Première impression dès la mise en marche du moteur, un silence total du 3.0 TFSI de 333 ch et 440 Nm de couple, reflétant une insonorisation des plus « parfaites » qui relèvera sur route une petite faille une fois à grande vitesse, le bruit de roulement qui s’impose à vous. On ne reprochera pas ça à Audi puisque la faute incombe aux pneumatiques à faible résistance au roulement. Une présence que vous fera oublier le système audio 3D à l’impression acoustique encore plus pure et plus harmonieuse.

Sur les routes de montagnes, au bitume assez proche du nôtre, la voiture absorbe les irrégularités de la route, la suspension régulée par l’électronique effaçant les aspérités tout en maîtrisant les mouvements de caisse dans les courbes, et modulant la garde au sol (16 cm au-delà de 130 km/h à 25 cm sur les chemins, au lieu de 21 cm avec la suspension standard), selon les différents modes de conduite standard chez Audi, ceci sans altérer le confort de très haut niveau, mais avec un roulis mieux maîtrisé en mode dynamique. Les différents virages de la longue route de montagne révèleront surtout l’agilité accrue de ce mastodonte, les roues directionnelles arrière offrant un plus indéniable au moment d’aborder les virages, aussi serrés soient-ils. Habile et sûr mais attention au gabarit tout de même. Petit bémol, la boîte Tiptronic à huit rapports n’est pas totalement exempte d’à-coups au moment de rétrograder et, tendance oblige, privilégie la consommation à la ré-accélération, évitant ainsi de tomber plusieurs rapports nécessaires. Et si sur les routes de montagnes, on a l’impression de conduire un Q5 en tenue de soirée, les passages sur autoroutes vous donnent l’impression de rouler en A8. Dommage que l’on était plus tributaire du respect des limitations de vitesse (et dire que l’Autobahn allemande était juste à côté…) que de chercher à tirer toute la quintessence du 3.0 TFSI, Audi annonçant un 0 à 100 km/h en 6.1 sec et une vitesse maximale de 250 km/h sans coup férir. Ces restrictions auront néanmoins permis de tester convenablement certaines aides à la conduite telles que le « Predictive Efficiency Assistant » qui exploite des données prédictives relatives au trajet fournies par le système de navigation afin de prévenir le conducteur de situations potentiellement dangereuses, mais non visibles, l’incitant à rouler plus lentement. C’est par exemple le cas à l’approche d’un virage, d’une agglomération ou d’un tronçon où la vitesse est limitée. En combinaison avec le régulateur de vitesse adaptatif et le système de reconnaissance des panneaux de signalisation, cet assistant adapte la vitesse à la situation. Plus besoin de freiner ou d’accélérer, tout se fait automatiquement au point où on se sentirait de trop derrière le volant.

La pause-déjeuner a également été l’occasion de tester l’Audi Pre Sense city. Ce système, qui intervient jusqu’à une vitesse de 65 km/h, permet à basse vitesse de prévenir le conducteur en cas de collision imminente avec un autre véhicule ou un piéton et, au besoin, entame un freinage automatique. Un atelier dédié à l’Audi Turn Assist (lorsqu’on tourne à gauche à faible vitesse le système freine automatiquement la voiture en cas de situation critique) et un autre pour le « Trailer Assist » (qui permet de diriger avec précision une remorque dans la direction déterminée par le conducteur via le bouton-poussoir rotatif du MMI) ont également permis de tester certaines aides que propose le Q7 .

La seconde partie du test se déroulant avec une motorisation 3.0 TDi de 272 ch et un couple maxi de 600 Nm entre 1 500 et 3 000 tr/mn, où seule la disponibilité du couple à plus bas régime dénote de la différence entre les deux modèles, car même l’insonorisation est tellement bien gérée que la différence avec le bruit du TFSI semble inexistante.

Bilan

Plus léger, plus agile et offrant un confort digne d’une limousine, le nouveau Q7 aux quatre anneaux se distingue surtout par son attirail d’équipements, reflétant parfaitement le slogan d’Audi : « Vorsprung durch Technik » (L’avance par la technologie !).

Rappelons que cette seconde génération du Q7 devrait arriver chez Sovac, représentant de la marque Audi en Algérie, animée par un 2.0 TFSI et sera présenté au public d’ici la fin de cette année, plus précisément au Salon de l’automobile d’Oran, Autowest.

Portfolio

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Vos commentaires

  • ]Le 23 juin 2015 à 20:55[, par Deviil-Boy

    Toujours un plaisir à lire, merci pour ce bel essai, en espérant en voir d’autres ici sur des modèles commercialisés ici. ;)

  • ]Le 24 juin 2015 à 13:18[, par cecila31

    comment ne pas apprécier la conduite dans ce bel exemple ...Deutshe qualitat !

  • ]Le 25 juin 2015 à 11:39[, par berkane mohamed

    tellement l article est très bien fait j ai senti que je suis avec vous dans cette essais :-),pour la voiture c très difficile de critiquè cette superbe machine allemande donc :
    merci et bravo B-)